La pose de carrelage ne se limite pas à coller des carreaux les uns à côté des autres : c'est un enchaînement rigoureux de préparation du support, de calepinage, d'encollage et de jointoiement qui conditionne la durée de vie du revêtement. Un carreau mal posé sonne creux, se fissure ou laisse apparaître des joints irréguliers au bout de quelques saisons. Au sein de notre entreprise, EURL Vincent Compagnon, nous intervenons à Arras et dans tout le Pas-de-Calais pour poser vos sols et vos murs dans les règles de l'art. Maître artisan certifié RGE Qualibat depuis 2018, notre équipe de six personnes met près de trente-six ans d'expérience au service des particuliers comme des collectivités, des architectes, des promoteurs et des agences immobilières.
Un support sain : la condition d'un carrelage durable

Avant le moindre carreau, nos artisans contrôlent la planéité et la solidité du support. C'est l'étape invisible une fois le chantier terminé, et pourtant celle qui fait la différence entre un sol qui tient trente ans et un sol qui se décolle au premier hiver. Dans les maisons en briques de l'Artois que nous rénovons, les supports sont souvent anciens, désaffleurés ou fragilisés : nous les diagnostiquons pièce par pièce avant d'engager la pose.
Une chape récente doit être parfaitement sèche ; une ancienne dalle demande généralement un ragréage autolissant pour retrouver une surface plane. Un plancher bois, fréquent à l'étage des maisons de ville arrageoises, exige un traitement spécifique car il travaille : nous désolidarisons alors le carrelage avec une natte adaptée pour absorber les micro-mouvements et éviter les fissures. Un défaut de planéité de quelques millimètres suffit à créer des balèvres, ces ressauts désagréables entre deux carreaux, particulièrement visibles sur les grands formats.
Le ragréage, une étape que nous ne négligeons jamais
Le ragréage consiste à couler une fine couche de mortier autolissant qui rattrape les irrégularités du sol. Nous appliquons d'abord un primaire d'accrochage adapté au support, puis nous tirons le produit à la règle. Cette préparation garantit une pose à plat, des joints réguliers et un rendu sans creux ni bosse. Sur un support friable ou poussiéreux, nous reprenons systématiquement cette base plutôt que de masquer un problème qui ressortirait plus tard.
Le choix du mortier-colle découle lui aussi de ce diagnostic. Une colle destinée à un grès cérame de grand format en pièce humide n'a rien à voir avec celle d'une faïence murale légère : classe de résistance, temps ouvert, déformabilité et compatibilité avec le support sont autant de critères que nous vérifions avant d'ouvrir le premier sac. Cette lecture technique, inscrite dans la logique de nos aménagements intérieurs, évite les reprises coûteuses et les décollements prématurés.
Grès cérame, faïence, grand format : choisir le bon carreau
Le bon carreau se choisit autant pour son esthétique que pour sa résistance et la pièce à équiper. Le grès cérame pleine masse, dense et peu poreux, s'impose au sol dans les séjours, cuisines, entrées et commerces soumis au passage. La faïence, plus légère, se réserve aux murs, notamment dans les salles de bains et crédences de cuisine. Les carreaux de ciment, authentiques ou reproduits, habillent avec caractère les sols et crédences des maisons de ville anciennes ; leur porosité impose un traitement hydrofuge que nous appliquons avant et après jointoiement.
Les formats de grand format, voire XXL (60x60, 60x120, dalles de plus d'un mètre), apportent une élégance épurée et réduisent le nombre de joints, mais ils exigent un support irréprochable et un savoir-faire particulier à la manutention comme à la découpe. Plus le carreau est grand, moins il pardonne les défauts de planéité : c'est précisément là que notre expérience fait la différence.
Au-delà de l'aspect, nous tenons compte de deux indicateurs techniques souvent ignorés des particuliers : le classement UPEC, qui qualifie la résistance à l'usure, au poinçonnement, à l'eau et aux agents chimiques, et le coefficient antidérapant, essentiel au sol d'une salle de bains, d'une douche ou d'un commerce recevant du public. Nous orientons chaque choix vers un carreau dont les caractéristiques correspondent réellement à la pièce et à son intensité de passage, pour éviter une usure prématurée ou un sol glissant. Dans les sols de commerces d'Arras, de Lens ou de Douai, ce sont ces critères, bien plus que le motif, qui garantissent la tenue dans le temps.
| Type de carrelage | Atouts | Pièce conseillée |
|---|---|---|
| Grès cérame | Très résistant, peu poreux, large choix d'aspects (bois, béton, pierre) | Séjour, cuisine, entrée, commerce |
| Faïence | Légère, facile à poser au mur, grand choix de coloris | Murs de salle de bains, crédence de cuisine |
| Carreau de ciment | Motifs authentiques, cachet des maisons anciennes | Sol de ville, crédence, entrée (après hydrofuge) |
| Pierre naturelle | Aspect noble et unique, robuste | Séjour, terrasse couverte, pièce de caractère |
| Grand format / XXL | Peu de joints, rendu épuré et contemporain | Grandes pièces de vie, halls, sols de commerce |
Calepinage et techniques de pose

Le calepinage est le plan de pose : il définit le point de départ, le sens des carreaux et la position des coupes pour que le résultat paraisse équilibré dès l'entrée de la pièce. Un bon calepinage évite les coupes maigres disgracieuses le long des murs et centre le motif sur les lignes de vue principales. Nous prenons les cotes avec précision, ce qui permet aussi de calculer les coupes et de limiter les chutes, un point qui pèse sur le budget quand le carreau grand format revient cher au mètre carré.
Selon le rendu recherché, la pose peut être droite, en diagonale ou en chevron. La pose droite reste la plus sobre et la plus économe en découpes ; la diagonale dynamise une petite pièce et gomme les défauts d'équerrage des vieux murs ; le chevron, exigeant en traçage et en coupes, apporte un cachet très recherché dans les rénovations de caractère autour de Lens et Douai. Chaque technique a ses exigences de découpe et son temps de mise en œuvre, que nous intégrons au devis sans mauvaise surprise.
Simple ou double encollage
La technique d'encollage dépend du carreau et de l'usage. Le simple encollage, où la colle est appliquée uniquement sur le support, convient aux petits formats muraux. Le double encollage, qui consiste à enduire également le dos du carreau, devient indispensable pour les grands formats, les sols très sollicités et les poses en extérieur couvert : il supprime les poches d'air et garantit un contact plein, gage de résistance à la charge et aux chocs. Nos artisans contrôlent les niveaux en continu, carreau après carreau, à la règle et au niveau laser, et utilisent des croisillons autonivelants sur les grands formats pour un affleurement parfait.
Douche à l'italienne : l'étanchéité avant tout

La douche à l'italienne est l'ouvrage où la pose de carrelage et la maîtrise de l'eau se rejoignent. Tout commence par la pente : le sol doit être incliné vers l'évacuation, qu'il s'agisse d'un receveur extra-plat à carreler ou d'un caniveau linéaire encastré. Nous réalisons ensuite le système d'étanchéité sous carrelage, un SPEC (système de protection à l'eau sous carrelage) pour les zones privatives, ou un SEL (système d'étanchéité liquide) pour les locaux à forte sollicitation. Cette membrane, renforcée aux angles et autour de la bonde par des bandes et manchettes, protège durablement la maçonnerie.
Ce poste relève autant du carrelage que de la plomberie sanitaire : évacuation, alimentation et étanchéité sont coordonnées pour éviter toute infiltration. C'est pourquoi nous traitons souvent la douche à l'italienne dans le cadre global d'une rénovation de salle de bains, où plomberie, cloisons et revêtements avancent ensemble.
Carrelage et plancher chauffant

Le carrelage est le revêtement idéal sur un plancher chauffant : sa conductivité diffuse la chaleur de façon homogène et il supporte sans dommage les variations de température. Encore faut-il respecter quelques règles. Nous utilisons un mortier-colle déformable, adapté aux dilatations du sol chauffant, et nous soignons les joints de fractionnement pour absorber les mouvements. La mise en chauffe progressive, avant puis après la pose, fait partie du protocole que nous suivons pour éviter tout décollement. Le grès cérame, stable et peu poreux, reste le meilleur allié de ce type de chauffage. Avant de carreler, nous vérifions que le réseau hydraulique ou les trames électriques sont correctement enrobés et que l'épaisseur de chape est suffisante, afin de transmettre la chaleur sans point froid ni surchauffe localisée.
Joints, plinthes et finitions
Une fois la colle sèche, les joints sont réalisés avec un mortier teinté choisi avec vous. Un joint clair agrandit visuellement la pièce, un joint foncé masque mieux les salissures dans un passage intense. La largeur du joint s'adapte au carreau : fine pour un grand format rectifié, plus généreuse pour un carreau à bords non rectifiés ou un sol de commerce facile à entretenir. Dans les pièces humides et les douches, nous employons un joint hydrofuge, voire un joint époxy dans les zones les plus exposées, pour résister à l'eau et aux produits d'entretien.
- Joints de fractionnement et joints périphériques souples pour absorber les mouvements du bâtiment.
- Profilés d'angle et de seuil pour des arêtes propres et sans bord coupant.
- Plinthes assorties ou en retour de carrelage pour une finition soignée au raccord des murs.
- Traitement hydrofuge des carreaux de ciment et de la pierre naturelle avant et après jointoiement.
- Remise des références de carreaux et de joints pour un remplacement ponctuel ultérieur.
Les plinthes, souvent négligées, assurent la transition entre le sol et le mur et protègent le bas des cloisons. Nous les posons d'aplomb, d'équerre avec le carrelage, et nous traitons les angles rentrants et sortants avec le même soin que le reste du chantier. Dans les rénovations où nous intervenons également sur les cloisons, le carrelage dialogue directement avec la plâtrerie et le placo pour des raccords nets.
Entretien d'un carrelage posé dans les règles
Correctement posé, un carrelage se nettoie à l'eau claire et conserve son aspect pendant des décennies, ce qui en fait l'un des revêtements les plus rentables du second œuvre. Nous recommandons d'éviter les produits trop acides sur les joints et sur les carreaux de ciment, et de renouveler périodiquement l'hydrofuge des surfaces poreuses. Un grès cérame, lui, se contente d'un entretien courant sans traitement particulier.
Pourquoi confier votre carrelage à notre entreprise
Basés à Agnez-lès-Duisans, à deux pas d'Arras, nous rayonnons sur tout le Pas-de-Calais et les Hauts-de-France, de Lens à Douai. Notre statut de maître artisan, notre certification RGE Qualibat et notre garantie décennale sécurisent chaque chantier, qu'il s'agisse d'une salle de bains de maison en briques, d'une cuisine, d'un sol de commerce ou d'un marché public pour une mairie ou un hôpital. Nos équipes vous conseillent sur le choix des matériaux, le calepinage et les finitions, puis posent proprement en protégeant les lieux. Nous gérons également la dépose de l'ancien revêtement, l'évacuation des gravats et la coordination avec les autres corps d'état lorsque le carrelage s'inscrit dans une rénovation plus large. Cette approche de second œuvre complet évite les intervenants multiples et les délais qui s'allongent : un seul interlocuteur suit votre chantier du métré à la réception.
Vous avez un projet de pose ou de rénovation de carrelage à Arras ou dans les environs ? Contactez-nous au 03 21 55 31 92 ou au 06 80 22 37 32 pour un échange sur votre chantier, et demandez votre devis gratuit. Nous étudions chaque demande avec le même souci du détail, du conseil initial jusqu'au dernier joint.